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La Route des Canons

Présentation


Ami voyageur qui passez, vous êtes au pays du fer, dans un petit terroir qui a une belle histoire métallurgique. On a coulé ici dans les forges d’Ans et de Plazac, de 1691 à 1830, des milliers de canons pour la marine royale. Peut-être serez vous surpris de découvrir dans ce petit coin du Périgord, des hommes, nos ancêtres, rattachés aux travaux de la terre, et qui avaient, par ailleurs su acquérir la maîtrise de la fusion de la fonte et du fer!

C’est autour de cette histoire féconde que les dix communes reliant les vallées de l’Auvézère et de la Vézère se sont unies afin de valoriser cette route historique. Cette coopération s’est élargie en 2003, au moment où un généreux donateur, monsieur Dominique Ballif-Festugière, descendant des anciens maîtres de forges du Périgord, nous a offert trois canons de marine, copies du XVIIIe siècle.

Avec l’aide et le concours du Projet Collectif de Développement de quatre cantons (Montignac, Saint-Cyprien, Terrasson et Thenon), avec le Conseil général de la Dordogne, avec le Conseil régional d’Aquitaine et le soutien de l’ensemble des Conseils municipaux, ces trois canons ont été mis en place au cours de deux journées festives, les 12 et 13 juillet 2003, selon les vœux du donateur, à La Boissière d’Ans (site de fabrication des canons), à Brouchaud (où ils subissaient les essais), à Peyzac-le-Moustier (où ils étaient embarqués en direction de l’arsenal de Rochefort).
Histoire succincte de la Forge d’AnsHaut de page

Le 2 novembre 1603, Henri IV, endetté, vend la châtellenie d’Ans, le bourg et la paroisse de La Boissière à Jean de Marquessac pour 17 500 livres.

En 1618, Jeanne de Marquessac se marie avec René de Hautefort faisant passer Ans dans la maison Hautefort.

François de Hautefort transforme le moulin de la Boissière d’Ans en forge. Dès lors, la production de canons commence. Ce sont essentiellement des canons de 36 qui tiraient des boulets de 18 kilos, pesaient 4,5 tonnes et mesuraient environ 3,14 mètres de long.

Vivant au rythme des hauts-fourneaux à travers différents corps de métiers, cette région rurale va s’organiser autour d’une vie semi-rurale semi-industrielle. Ainsi, en plus des ouvriers de la forge, il y a :

    * les mineurs qui extrairont le minerai de fer
    * les charbonniers qui produiront et fourniront le charbon de bois à la forge
    * les voituriers qui convoieront les canons de la forge d’Ans à l’embarcadère du Moustier sur la Vézère. Pendant deux jours, ou plus si le temps est mauvais, ils chemineront avec des bœufs ou des chevaux, parfois réquisitionnés au nom du roi, le long des trente-quatre kilomètres de la Route des canons.

La Route des canons


C’est une route qui existait avant les forges, mais par l’importance des canons, la politique du roi, elle va s’imposer. Son tracé est dicté par la recherche de la ligne droite en suivant les lignes de crêtes et parfois, grâce à la puissance royale, il traversera des domaines privés.

Cette route part de la forge d’Ans, passe par Brouchaud, Ajat, le Jarripigier, hameau important de la paroisse de Thenon à l’époque et carrefour routier avec la route de Périgueux-Montignac, puis elle traverse la commune de Bars, sur les crêtes, en direction du Bos de Plazac et de la côte de Jor qui surplombe la vallée de la Vézère et enfin elle aboutit à l’embarcadère du Moustier.
La Route des canons aujourd'huiHaut de page

C’est sous la dynamique du Cercle de Recherche des Fonderies du Pays d’Ans que la Route des Canons a refait surface. Aujourd’hui la démarche est double car à travers une rigoureuse recherche historique, s’associe une approche plus populaire et touristique. Le tracé de cette route a été retrouvé grâce à la carte dite de Belleyme (cartographe du roi au XVIIIe siècle). Celle-ci, après une correction d’échelle, fut calquée et posée sur la carte IGN au 1/25 000. Ainsi les tronçons ont pu réapparaître.

Cependant, une partie de cette route historique est aujourd’hui goudronnée et une autre se trouve dans le domaine privé. La Route des canons s’est donc affublée d’un itinéraire de substitution qui amène le randonneur par le hameau de la Pinolie sur la commune de Limeyrat, par le bourg de Bars et quelques détours deci delà.

La forge d’Ans, après de multiples changements de propriétaires, pour des raisons financières et politiques, va stopper son activité vers 1870 avec l’avènement de la sidérurgie lorraine bénéficiant du charbon minéral : la houille. De plus, les accords de libre-échange entre les grandes puissances européennes finiront de rendre l’activité sidérurgique périgourdine non compétitive.
Escapade sur la Route des canons!Haut de page

Les recherches entreprises ces dernières années, ont permis de déterminer une approche assez réaliste de l’itinéraire emprunté par nos ancêtres, pour atteindre le port du Moustier. Rappelons que la forge d’Ans est le point de départ de canons de marine qui devaient emprunter cette route, parfois si dangereuse dans ces périodes anciennes.

Pour les mordus d’histoire, pour les sportifs, pour les curieux, plusieurs possibilités sont offertes ; il ne s’agit ici que de proposer quelques repères.

Le point de départ peut être envisagé à la proximité du canon, copie du XVIIIe siècle, situé devant la salle des fêtes de La Boissière d’Ans. En suivant les flèches, prendre le chemin de randonnée n° 2, qui devient n° 3 dès que l’on atteint la commune de Brouchaud. Se diriger vers le hameau de la Gilardie, puis vers Ajat en ayant rejoint le CD 68 par la gauche. Arrivé dans cette commune, on est dans l’obligation d’abandonner l’itinéraire historique dont le tracé, bien que connu, se perd dans les bois.

Pour retrouver la route des canons, il faut atteindre la nationale 89 (direction Périgueux) puis bifurquer sur le CD 31, direction Rouffignac. À quelques kilomètres se diriger vers le lieu-dit du Jarripigier : c’est l’ancienne route des canons.

Après avoir laissé sur la gauche le Jarripigier, l’on rencontre une petite route à 1,500 Km : la prendre à droite en direction de Plazac-Fanlac et la suivre sur 9 Km environ. Sur cette section se trouve une cabane du feuillardier reconstituée par la mairie de Bars. À la bonne saison, on peut s’y reposer.

À partir de ce point, on doit garder la direction vers trois lieux-dits : le four de Marty, les quatre Cendriers (continuer tout droit) et enfin le Bos de Plazac. Ce dernier lieu étant atteint, il s’agit de rejoindre la D45 (direction Thonac) : un magnifique point de vue permet d’apercevoir le château de Chabans. Suivre le chemin sur quatre cents mètres, puis prendre à droite en direction de la Côte de Jor. En suivant en ligne droite cette voie en pente. On domine la vallée : les rouliers qui conduisaient les charrois devaient avoir de bons freins puisque le dénivelé atteint 150 m ! Il reste alors quelques centaines de mètres à parcourir pour rejoindre l’emplacement de l’ancien port du Moustier, surplombé par la Roque Saint-Christophe.

Après avoir coupé la D.706 puis emprunté un chemin de terre, l’on se retrouve près de l’ancien port, au lieu-dit "a maison du passeur" (pour plus de détails se référer aux cartes IGN).


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